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Hôtel de Paris Monte-Carlo

4.7(2 184 avis)Pl. du Casino, 98000 Monaco
Hôtel de Paris Monte-Carlo

Hôtel-palace aux chambres élégantes, avec spa thermal, plage privée et un restaurant de renom.

Si Monaco a un centre de gravité, c'est l'Hôtel de Paris Monte-Carlo. Ouvert depuis 1864 et navire amiral de la Société des Bains de Mer depuis l'origine, il se dresse sur la place du Casino comme le bâtiment que chaque visiteur photographie et auquel chaque palace rival se mesure. Ce n'est ni l'hôtel le plus discret de la principauté, ni le plus reposant — c'est l'hôtel définitif.

Le cadre

L'emplacement est tout simplement indépassable. L'hôtel fait face au Casino de Monte-Carlo, de l'autre côté des jardins manucurés de la place et de son carrousel de supercars, avec le Café de Paris d'un côté et la Méditerranée en contrebas. Tout ce que Monte-Carlo a été conçu pour être se joue à cent mètres de la porte : les salons de jeu — voyez notre guide du Casino de Monte-Carlo —, l'opéra, les joailliers du Carré d'Or. Le revers est tout aussi réel : la place du Casino est la scène de Monaco, et l'hôtel se tient en plein projecteur, avec des curieux aux barrières photographiant les arrivées une bonne partie de l'année. Pendant le Grand Prix, la place devient une portion du circuit, et l'hôtel se mue en la tribune la plus convoitée du sport mondial — notre guide du Grand Prix de Formule 1 de Monaco raconte ce que cette semaine fait à la ville.

Chambres & suites

Une reconstruction de fond en comble achevée en 2019 a fait basculer les intérieurs résolument dans le présent : palettes plus claires, technologie sérieuse, salles de bains en marbre aux vrais volumes, et bien davantage de mètres carrés tournés vers la mer que l'ancien plan ne le permettait. Les chambres se répartissent désormais entre expositions cour, place et mer, et la hiérarchie compte : une chambre vue mer avec terrasse au-dessus de l'entrée du port n'a rien à voir avec une double côté cour. Au sommet trônent quelques-unes des suites les plus extravagantes d'Europe, dont certaines portent des noms tirés de la propre mythologie de l'hôtel, avec piscines privées et terrasses sur les toits pour ceux qui considèrent le prix comme un détail. Partout, le style est classique-contemporain plutôt que pièce de musée : la dorure est éditée, non embaumée.

Tables

Aucun hôtel d'Europe n'aligne pareille artillerie gastronomique. Le Louis XV – Alain Ducasse, ouvert en 1987, détient trois étoiles Michelin et a pour ainsi dire inventé la haute cuisine de la Riviera, bâtie sur les légumes, le poisson et l'huile d'olive plutôt que sur la crème et la surenchère de truffe ; un dîner dans sa salle dorée demeure l'un des repas de référence du continent. Sur le toit, Le Grill ouvre son plafond vers le ciel et sert broches et grillades classiques avec une vue qui court du port jusqu'à l'Italie. Le bar du lobby et sa terrasse assurent le service du voir-et-être-vu. Sous l'ensemble s'étend la cave, creusée dans la roche en 1874 — une cité souterraine du vin qui compte parmi les plus grandes caves d'hôtel au monde, que l'on peut visiter ou privatiser pour dîner sur demande. Les sommeliers de la maison y puisent avec un plaisir visible.

Spa, piscine & plage

L'hôtel n'a pas de plage en propre — c'est le palace urbain de la famille SBM — mais sa réponse bien-être s'appelle Thermes Marins Monte-Carlo, accessibles directement par passage intérieur. Le complexe tient davantage de l'institut de thalassothérapie de niveau médical que du spa d'hôtel : piscine d'eau de mer avec vue sur le port, hammam, cryothérapie et une carte de soins qui attire une clientèle prenant la récupération aussi au sérieux que le dîner. Les clients héritent aussi des privilèges resort de la SBM, qui mettent en saison le club du Monte-Carlo Beach ainsi que les piscines et jardins du groupe à portée de main. Cela fonctionne bien ; il faut simplement comprendre que la vie de transat exige un court déplacement.

Service & atmosphère

C'est le service de grand hôtel au sens plein et cérémonieux : une petite armée de concierges, des portiers à la mémoire véritable, et une machine qui absorbe les clients exigeants depuis le Second Empire. Quand elle ronronne, rien sur la côte ne l'égale. L'atmosphère est formelle à l'aune des resorts modernes — les messieurs se sentiront plus à l'aise en veste au dîner, et le lobby entretient un certain théâtre à toute heure. La tradition affleure partout ; les habitués touchent encore le genou du cheval de la statue équestre de Louis XIV, dans le hall, pour attirer la chance aux tables. Ce que l'hôtel n'est pas, c'est intime : c'est une institution vaste, animée, mondialement célèbre, et elle se meut comme telle.

Pour qui

Les primo-visiteurs qui veulent Monaco à pleine tension ; les joueurs et les amateurs d'opéra qui veulent traverser la place en tenue de soirée ; les gastronomes sérieux qui organisent un voyage autour du Louis XV ; les pèlerins du Grand Prix aux réserves profondes. Moins idéal pour qui cherche le calme ou un rythme de resort — piscine, déjeuner, sieste — que les adresses balnéaires de la SBM assurent mieux.

Bon à savoir

Réservez les catégories vue mer et les tables de restaurant très en avance ; Le Louis XV se planifie des semaines à l'avance en saison, et la semaine du Grand Prix se vend à des primes extraordinaires un an plus tôt. Le printemps et le début de l'automne sont idéaux — l'été amène la foule, et la place se transforme en chantier de tribunes pendant des semaines autour de la course de mai, ce que certains clients trouvent décevant s'ils ne viennent pas pour la compétition. Soyez lucide sur le revers de l'adresse : flux touristique permanent devant la porte, objectifs braqués sur l'entrée, et des prix — chambres, verres au bar, tout le reste — musclés même à l'échelle monégasque. Rien de tout cela n'entame l'essentiel : pour le mythe Monte-Carlo intégral et sans filtre, il n'y a jamais eu d'autre adresse.

En images

Hôtel de Paris Monte-Carlo — photo 2
Hôtel de Paris Monte-Carlo — photo 3